L’autoconsommation collective, c’est possible !

Produire et consommer sa propre électricité : c’est le principe de l’autoconsommation, un nouvel usage croissant de l’énergie, très étroitement associé à la filière photovoltaïque. La France comptait à la fin de l’année 2018 près de 30 000 installations photovoltaïques en autoconsommation.

L’autoconsommation collective, qui consiste à associer plusieurs producteurs photovoltaïques et consommateurs d’électricité, proches physiquement, dans une même opération d’autoconsommation, représente une opportunité de mieux valoriser l’électricité d’origine photovoltaïque localement.

L’autoconsommation collective, qu’est-ce que c’est ?

L’autoconsommation collective repose sur le partage de la production photovoltaïque d’un ou plusieurs producteurs entre plusieurs consommateurs proches physiquement.

Le cadre juridique d’une telle opération a été clarifié par l’article L.315-2 du code de l’Energie, qui stipule que le collectif de producteurs et de consommateurs doit être rassemblé au sein d’une personne morale organisatrice de l’opération. L’arrêté du 21 novembre 2019 fixe les conditions auxquelles doivent répondre les opérations d’autoconsommation collective étendues :

  • Les points de soutirage et d’injection des participants les plus éloignés doivent être distants de 2 km au maximum.
  • En France métropolitaine, la puissance cumulée des installations de production participant à l’opération ne doit pas dépasser 3 MW.
  • Les participants doivent être raccordés sur le réseau BT.
  • La personne morale organisatrice doit régulièrement fournir des informations détaillées au ministère chargé de l’énergie. Les informations en question sont définies dans l’annexe de l’arrêté du 21 novembre.

La personne morale organisatrice de l’opération (PMO) lie les producteurs et les consommateurs, et a pour rôle principal de définir la clé de répartition de la production entre les différents producteurs et consommateurs. Les syndicats de copropriétés, collectivités territoriales, bailleurs sociaux, entre autres, peuvent être PMO d’une opération d’autoconsommation collective.

La clé de répartition permet de définir à chaque instant qui va consommer l’électricité produite : au pro rata de la consommation instantanée, de l’investissement initial, ou de toute autre règle de calcul définie par la PMO. Producteurs et consommateurs sont équipés d’un compteur communicant (Linky ou autre) qui permet de compter l’énergie produite et consommée par chacun des participants de l’opération.

L’électricité produite en surplus peut être revendue à un fournisseur d’électricité, et les besoins des consommateurs non couverts par l’électricité autoconsommée sont couverts par leur fournisseur habituel.

Collectivités, bailleurs sociaux, copropriétés, entreprises, lotissements… L’autoconsommation s’adresse à tous types d’usagers !

Pourquoi monter une telle opération ?

Une opération d’autoconsommation collective, c’est :

Réduire sa facture d’électricité

Les consommateurs s’affranchissent des augmentations du coût de l’électricité sur la part fournie par le contrat d’autoconsommation.

Optimiser les sites de production

Le partage de la production permet de valoriser au maximum les toitures les mieux orientées et inclinées.

Soulager les réseaux électriques

Consommer une électricité produite localement permet de limiter la quantité d’électricité transitant par le réseau, pour ainsi faciliter l’insertion de nouvelles EnR. Les pertes en ligne sont aussi optimisées.

Faciliter la simultanéité entre production et consommation

Certains sites qui ne sont pas favorables à l’autoconsommation individuelle peuvent participer à une opération d’autoconsommation collective.

Satisfaire les réglementations

Une telle opération permet d’obtenir des labels de performance énergétique du bâtiment (E+C- par exemple).

Exemples de réalisations

Fin 2019, la France comptait une quinzaine d’installations en service. Si la mise en œuvre de ces projets en est à ses débuts, les premiers retours d’expérience s’annoncent prometteurs :

 Dans les logements sociaux

La résidence Rochebelle, à Alès (30) s’est dotée de 600 m² de modules photovoltaïques en toiture, pour une puissance cumulée de 100 kWc. L’installation alimente l’ensemble des logements sociaux, soit 100 appartements et les parties communes des 5 cages d’escaliers. Jusqu’à 20% des besoins en électricité de chaque foyer, ainsi que la majeure partie des consommations des parties communes sont couverts par l’installation, ce qui permet d’espérer des économies de l’ordre de 100 euros en moyenne pour les habitants, par foyer et par an.

Source : EDF

En zone artisanale

A Pénestin (56), une installation de 40 kWc alimente en énergie solaire 12 entreprises de la zone artisanale du Closo ainsi qu’une cinquantaine d’habitations environnantes. Ces consom’acteurs paient une facture de proximité à Morbihan Énergies, le syndicat d’énergie départemental et exploitant de la centrale photovoltaïque, pour la fourniture d’électricité renouvelable et locale. Le surplus est revendu au fournisseur d’électricité Enercoop.

Source : Morbihan Energies

Ils nous font confiance

Transénergie réalise des études de faisabilité photovoltaïque en autoconsommation collective. Ces études, préalables à la mise en œuvre d’une telle opération, permettent entre autres d’obtenir des données précises concernant :

  • Le nombre de modules photovoltaïques implantables sur les sites de production et la puissance associée,
  • Le coût de la mise en place d’une telle solution,
  • Le taux d’autoconsommation de l’électricité produite, annuellement et au pas horaire,
  • Différents scénarios de clés de répartition de l’énergie produite,
  • Les modalités techniques et juridiques de mise en œuvre de l’opération,
  • Les gains financiers pour le producteur et pour le consommateur qui souhaite participer à ce type de projet.

Le bailleur social Val Touraine Habitat et la Commune de Vénissieux nous ont fait confiance pour réaliser de telles études. Pourquoi pas vous ?